La faible note Senscritique accordée à ce film m'amène à penser que les gens n'ont pas adhéré au rythme tranquille de cette fable corporative. J'ai bien aimé ce rythme et le fait que l'histoire soit racontée comme un récit romanesque sur les affres de la vie de bureau. La narration rappelle très fortement le ton satirique du roman "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole avec son héros à la vie intérieure débordante. C'est en fait adapté d'une nouvelle appelée "The room" par l'auteur suédois Jonas Karlsson. L'ambiance kafkaïenne qui transpire de ces étranges couloirs d'entreprise (également dans l'esprit de la superbe série Severance) est portée par des acteurs subtils comme John Hamm (méconnaissable en moustache), le formidable acteur canado-norvégien Christopher Heyerdahl (toujours un grand plaisir de le voir à l'écran avec son phrasé au rythme si particulier) et le sympathique Danny Puddi (transfuge de Community dont le regard éberlué et les silences contribuent à l'ambiance surréaliste du film).