Suite à un quiproquo de valises dans un café, Ernest, un représentant en produits d'entretien se retrouve avec le contenu du casse d'une bijouterie de quartier. Il intègre plus ou moins forcé la bande coupable de ce Fric-Frac qui projette la "visite" du château d'une comtesse russe suicidaire. Celle-ci les fait trimer dur comme domestiques en échange d'une non- dénonciation à la gendarmerie...
J'ai bien aimé cette comédie policière très surréaliste, un peu à l'anglaise, bourrée d'humour noir bâtie autour de la forte personnalité de Luisa Colpeyn, la maman du futur écrivain Patrick Modiano. Raymond Souplex est plus vrai que nature en caïd jactant l'argot comme personne, il y a Jeannette Batti en pin-up qui vampe sans prise de risque Henri Genes, son mari à la ville! Privilégiant pas mal les extérieurs, ce film ne comporte guère de séquences en studios (chose rare à l'époque), le château est quand à lui bien réel.
Le titre pouvait faire craindre le pire, finalement c'est plaisant et enlevé avec un charme délicieusement rétro même si Henri Genes et sa femme en font des caisses à la limite de l'overdose, c'est selon moi le gros bémol de ce film....
Le très rigide Armand Bernard, Jean Tissier en inspecteur de police et Julien Carette en croque-mort à cheval alcoolique viennent s'amuser et il y a aussi Maurice Chevit (le Marius des "Bronzés font du Ski") qui joue un gendarme. On se rend compte que jeune il faisait déjà vieux!