Le film de Pierre Billon entretient la légende de l'Aéropostale. Le courrier n'attend pas. Il n'empêche que ce mélo est un navet et que, si l'Aéropostale et ses aviateurs tout en abnégation en sortent grandis, le cinéma un peu moins. En dépit d'un casting avec plein de beau monde et de l'adaptation par Antoine Saint-Exupéry lui-même de son roman éponyme.
Le film alterne platement des scènes aériennes sur les côtes africaines, avec autochtones rebelles, et un mélodrame bourgeois, avec épouse récalcitrante.
Le temps d'une permission, Bernis renoue en France avec une amie aimée et mal mariée. Mais le devoir rappelle Bernis qui laisse Geneviève éplorée. Car, rien ne saurait dévier les aviateurs de l'Aéropostale de leur devoir. C'est martelé tout au long du film.
En attendant le retour de son amant, Geneviève se morfond et il appartient à Jany Holt d'interpréter et surjouer cette insupportable amoureuse pleurnicharde et pathétique. D'un côté des scènes d'action sans intérêt, des avions qui décollent et qui atterrissent ; de l'autre, des préoccupations bourgeoises et familiales tout en poncifs. La réalisation est sans idées et le couple de tourtereaux Pierre-Richard Wilm - Jany Holt décroche le pompon de la niaiserie. Tous les personnages sont dans le cliché ou dans la maladresse.