Pas emballée au début par ce qui me semblait être un "Cercle des poètes disparus" 100% féminin à tendance féministe. Très peu pour moi.

Heureusement, je me suis complètement trompée. Il faut dire que je n'avais rien lu sur le film avant. J'ai donc été agréablement surprise, puis enchantée par la tournure que prenait l'histoire.

Aucune parenté entre Miss G. et le professeur Keating. S'il y a une parenté à chercher, elle est plus du côté de la gouvernante de "Les Innocents", Miss Giddens. Tiens, encore une Miss G.

Quand Fiamma, la nouvelle élève espagnole, arrive dans l'école, les choses commencent à lentement dérailler et la belle enseignante qui prône l'anticonformisme va peu à peu laisser apparaître quelques fêlures alarmantes. Voilà qui est nettement plus intéressant.


Je n'avais jamais vu Eva Green et elle m'a beaucoup impressionnée. Elle utilise merveilleusement son regard perçant. Il y a des moments où elle est vraiment effrayante et ressemble à une vipère. Sous ses dehors de femme libérée, charismatique et frondeuse se cache une désaxée mythomane, affabulatrice, manipulatrice, travaillée par une sexualité perturbée et surtout, incapable de vivre sans sa petite cour d'élèves en adoration.

L'arrivée de Fiamma va perturber les rapports de domination/soumission qui règnent au sein de l'"équipe" de Miss G. Indépendante et insoumise, elle va vite fasciner Miss G. et devenir sa nouvelle favorite - à son corps défendant, ce qui va provoquer des tensions au sein de la "cour" d'élèves et la jalousie de Di, la favorite en titre. Perspicace, Fiamma va percer à jour la vraie personnalité de Miss G. L'atmosphère devient de plus en plus étouffante, tandis que la tension monte entre Miss G. et Fiamma qui refuse sa sollicitude et entre Fiamma et Di. Jusqu'au point de non-retour.

Le reste du casting est excellent et la photo très belle.


Le film n'est cependant pas exempt de défauts. Miss G., cette prof anticonformiste qui fume et prône la libération des femmes, semble peu crédible dans un pensionnat anglais pour jeunes filles du début du 20e siècle. Sa détérioration mentale est un peu brutale; elle aurait pu être plus progressive.

Mais la prestation d'Eva Green est telle que ces défauts n'entament en rien le plaisir qu'on peut prendre au film.

Mairrresse
8
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Créée

le 25 juin 2025

Critique lue 14 fois

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raphynette

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