Années 30, un pensionnat en pleine campagne de jeunes filles anglaises, une professeur de natation Miss G ( Eva Green ou l’actrice aux yeux les plus magnifiques de cette planète) spécialisée en plongeons spectaculaires, notamment le saut le plus haut où l’on s’élance avec la sensation de voler avant de piquer les jambes bien serrées. Atmosphère pesante inspirée du roman du même titre de Sheila Kohler. Une Miss G impressionnante, peut-être bi-polaire ou bi-sexuelle, excessive dans ses incantations, félicitant ou rabaissant les adolescentes selon leur aptitude qu’elle considère inférieure à la sienne ;Bref, elle se la pète un maximum lors de ses récits sur ses voyages à l’étranger. « Endors-toi doucement...chttttt...plus rien ne sortira de vous, vos lumières se sont éteintes ! » Fiamma Corona (Ruth Véga Fernandez), belle comme le jour, une vraie princesse, nouvelle élève, échouée dans cet essaim, issue d’une famille aisée espagnole, va devoir se battre sur plusieurs fronts : la professeur et ses camarades envieuses, jalouses jusqu’à une forme de de rivalité et de détestation. Et il suffit d’une brebis galeuse comme Di (Juno Temple) pour commettre l’irréparable. Au fil du temps, l’élève va dépasser le maître dans le sens des valeurs contrariant l’emprise permanente de MIss G sur son cheptel féminin. Une fois de plus le cinéma ne grandit pas la nature humaine, ce qui ne constitue pas une surprise par les temps qui courent.