Les "vers géants", ce sont des tuyaux d'évacuation de climatiseurs peints en marron, que les acteurs agitent. Voilà, tout est dit. Crawlers of Doom est un énorme navet sans un centime en poche, long et pénible (presque 2h... 2h, bon sang, vous aurez rarement autant souffert) réalisé par un certain Thomas Tokar. Le nom était parfait pour désigner le responsable de ce truc infernal à regarder, qui fait passer les œuvres de Norbert Moutier pour des films déjà plus potables (c'est dire), puisque les acteurs ici sont filmés en basse résolution (ils sont flous) et transposés sur des fonds Photoshop fixes. Le détourage est dégueulasse, cela va sans dire, les acteurs flous sont souvent tournés à l'envers du micro (ça résonne ou alors on n'entend plus ce qu'ils disent), les éléments de décors sont tous ajoutés numériquement (Tokar veut une vache ? Il va dans Google, il tape "vache", il prend la première photo qu'il trouve, la détoure, et la colle sans la retravailler sur le fond fixe de sa ferme). Les acteurs ne regardent jamais au bon endroit, leurs dialogues sont écervelés, ils jouent atrocement mal, il y a des pauses entre les phrases de l'infini (on sait pourquoi le film fait presque 2h... C'est mou, mais mou...). Et on n'aborde même pas le cœur du problème : les vers. Ces tuyaux de climatiseurs mal collés et agités n'importe comment, bruités à la bouche (non ?), qui attaquent tout le monde, font passer La Nuit des Vers Géants pour un véritable chef-d’œuvre. Il n'y a malheureusement pas grand-chose à dire sur le film, n'étant qu'un projet estudiantin (le cancre au fond de la classe) qui n'aurait jamais dû sortir du carton de la cave de chez Monsieur Tokar. C'est une vraie peine d'arriver au bout, surtout visuellement, et on ne peut que vous recommander de le fuir, même aux amateurs de Z "à la Moutier", ici c'est encore pire, et ça dure deux heures.