"L’éducation sentimentale va de pair avec l’éducation sexuelle. Malheureusement, de nombreuses jeunes filles sont brusquement jetées à l’eau afin qu’elles explorent leur sexualité, c’est pourquoi Creatura en fait l’exégèse."
"À partir de quand l’éveil sexuel a-t-il lieu ? Quel est son impact tout le long de la vie ? Elena Martín Gimeno tente d’y répondre à travers le personnage qu’elle campe dans sa vie d’adulte. Elle devient donc Mila le temps de toute cette réflexion autour du corps féminin, complexe, et dont les secrets sont des leviers pour vaincre ses propres démons. Mila vit alors avec son compagnon, Marcel (Oriol Pla), mais ce n’est pas le grand amour. Et lorsque vient la question de faire l’amour, nous assistons à tout un tas de mimiques chez la femme. Une sorte de culpabilité l’empêche de pleinement profiter de l’instant. Commence alors une série de flashbacks pour remonter à la source du problème."
"Dans une certaine mesure, l’écho à Aftersun n’est pas si déplacé, mais toute l’étude de la Creatura comme objet de désir ou motif de rejet est déjà une aubaine. La Quinzaine des cinéastes ne pouvait espérer mieux pour ausculter une thématique qui se veut saine, loin du voyeurisme et de l’exhibitionnisme qu’un certain The Idol ne semble pas vouloir reconnaître."
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