Plus fauché, tu meurs
Si vous voulez voir un nanar d’horreur-science-fiction série Z introduit par une citation de Montaigne, je vous recommande celui-ci.
Maintenant si ne vous voulez pas voir un film plus fauché que celui-ci à tous points de vue, acteurs, décors et montage, je vous recommande amicalement de ne pas mettre un pied, ou plutôt un œil dans celui-ci.
Pourquoi suis-je en train d’écrire ça ? Parce que je l’ai vu jusqu’au bout.
Et pourquoi je l’ai vu jusqu’au bout ? À cause, ou grâce, à la grâce du visage de celle qui joue le rôle de Doreena, celle qui est sous l’emprise d’un vieux méchant pour qui, sans elle, tout est « ugly ». Tiens ! c’est justement ce que je pense du film.
Prix spécial du ridicule pour une scène de soirée entre jeunes sur la plage tournée huit ans avant Les Dents de La mer avec la même morale : voilà ce qui arrive quand on n’obéit pas à ses parents ou à la barrière sur laquelle est écrit « Plage interdite par décision de la police ».
Autre morale, et elle est accablante pour moi : il me suffit d’une fille jolie pour supporter un film « ugly ».
Au fait, elle est vraiment de l’auteur des essais, ancien maire de Bordeaux (mais bien avant Juppé), cette citation ? Et c’était quoi ? Ah ! oui, en anglais, « There is no monster in the world such treacherous as man. »
“Traître” pour “treacherous”? Je peux en dire autant du film pour qui s’attend, certainement pas à un chef-d’œuvre mais à quelque chose qui ne souffre pas à ce point de la comparaison avec tout ce que l’homme a créé sur le thème du créateur et de la créature.