Il va vraiment falloir que j'arrête de me fier aux avis dithyrambiques d'IMDb et Letterboxd. Une pluie de 10/10 pour ce film qui, sur le papier, avait tout de la petite friandise créative et fauchée n'a pas mis longtemps à me convaincre que j'étais tombé sur une pépite oubliée.
Résultat des courses : je n'ai jamais vraiment compris le trip. J'imagine qu'il est question d'inspiration, de création, peut-être même de la peur de la page blanche, mais je suis resté à distance et me suis ennuyé comme un rat mort.
Il faut dire que les deux voix off qui portent le récit ont fini par sérieusement me taper sur le système : celle de la petite voisine qui entretient une relation étrange avec le protagoniste, et surtout celle du narrateur de film catastrophe qui commente chaque événement avec un enthousiasme mécanique : j'ai failli couper le son. Je n'aurais d'ailleurs pas raté grand-chose, tant ces commentaires se contentent d'appuyer ce qui se passe déjà à l'image, tandis que le personnage principal se contente d'être bêtement mutique du début à la fin.
Sans doute que pour ceux qui parviennent à entrer dans son univers, Crime Wave possède une singularité rafraîchissante. Mais si, comme moi, vous restez extérieur à ce film qui ressemble parfois à un projet de fin d'études conçu pour divertir une jeune cousine un peu rêveuse, le temps risque de paraître très long.
Ou alors cela confirme simplement que je n'ai décidément aucun sens de l'humour.
Ce qui est loin d'être impossible.