Bon alors moi déjà, rien que pour la bande originale de Peter Best je suis déjà aux anges avec ce Crocodile Dundee ! Certes, avec ce film, on n’échappe pas à la structure basique de ce genre cinématographique, calibré sur les standards US, mais bon : j’adooooore le personnage de Paul Hogan qui sait parfaitement s’adapter à ce genre d’histoire convenue. Pourquoi ? Parce que justement il est en décalage avec la caricature du héros sauvage, et parce qu’il est en auto-dérision constante, montrant à quel point son identité relève de la pure construction pour séduire les belles minettes des villes qui (comme nous) sommes attirés par ce côté sauvage. Mais ça marche quand même me concernant, parce que justement Mike Dundee sait y faire pour nous séduire, et parce qu’il sait se montrer incroyablement « Bad ass » quand il le veut. Et puis, aussi classique puisse-t-il être dans ses ressorts, il faut quand même louer ce film pour sa capacité à savoir jongler entre deux mondes sauvages, celui de la brousse et celui de la mégapole. Le regard est simple, mais amusant et séduisant. Qui plus est, cerise sur le gâteau, ce spectacle aussi simple soit-il maîtrise aussi parfaitement son rythme, ce qui en fait au final un spectacle que je ne me lasse pas de voir. Non, décidemment non, je ne peux pas m’empêcher d’adorer ce film…