Histoire/Scénario : Estella rêve de se faire un nom dans la monde de mode, elle pense qu’elle a un vrai don unique. Mais elle reste une jeune arnaqueuse dans le Londres des années 1970. Après tout un tas de péripéties et de rencontres, le chemin vers son rêve va s’ouvrir devant elle. Ce qui va même lui permettre de lever le voile sur plusieurs mystères de son passé. Elle deviendra la célèbre Cruella. On est devant un film bien écrit, avec une très bonne narration, des thèmes très intéressants. C’est plutôt drôle, un humour qui fonctionne bien ici, avec quelques touches d’émotions. Il y a quelques révélations qui font mouche d’autres sont très prévisibles. Ce film se rapproche de beaucoup de films et séries qui s’intéressent à la mode où une jeune fille venant de « rien » rencontre un femme importante et extravagante qui tire un peu les rênes de ce monde. Il y a clairement de grandes inspirations (Le diable s’habille en Prada, Ugly Betty…). Mais ça fonctionne bien ici. L’atmosphère british est un des points forts du film, il y a un côté très déjanté et peu fou qui sublime le tout. Le gros problème ici c’est toutes les incohérences face au personnage de Cruella que l’on connaît et surtout face au film d’animation « 101 dalmatiens ». En clair, le film ne se passe pas à la bonne époque, les personnages communs n’ont pas de réels rapports avec ceux que l’on connaît, les relations entre eux…. On a l’impression que le film essaye de justifier la méchanceté de Cruella, ce qui la prend plus humaine et moins détestable. Comme si cette femme talentueuse, amicale, sympathique devenait une « méchante » juste à cause de certains événements. La justification n’avait pas lieu d’être, une personne peut être méchante et horrible sans raison. De même pour son aversion pour les dalmatiens qui est justifié dans le film, ce qui décrédibilise ce qui va se passer dans les 101 dalmatiens.
Musique/Son : Très bonne bande son, on pioche dans les grands titres Rock des années 1960-1970, un vrai régal pour les oreilles.
Visuel/Réalisation : Une très bonne réalisation, une mise en scène travaillée, une belle photographie. La reconstitution du Londres des années 1970 est méticuleuse, les décors sont beaux. En matière de costumes, c’est une vraie réussite, que ce soit les tenues classique d’époque ou les « créations » modes qui sont superbes. C’est beau, il y a des jeux de lumières et de couleurs réssis.
Acteur/Doublage : Emma Stone nous offre une Cruella novatrice, moderne, ambivalente ; ça lui va à ravir. La prestation d’Emma Thompson est tout aussi extraordinaire, c’est un peu le reflet de la Cruella plus âgée. Le reste du casting est très convaincant.
Avis : C’est un bon film mais il reste un certain goût amer après visionnage. Cela aurait été un très bon film s’il n’était pas estampillé « Cruella », on aurait pu créer un univers unique sans lien avec un personnage connu. Ou alors il est peut-être temps pour Disney de mettre en avant un multivers. On le considérerait comme une relecture du personnage de Cruella et peut être du film 101 Dalmatiens, vu que tous les « pions » sont placés pour une suite/remake.