Une « cubby house », c’est une cabane pour enfants, de celle qu’on place dans les jardins. Là où ils vivent des aventures merveilleuses grâce à leur charmante imagination, en jouant au docteur avec la petite cousine ou en écrasant des insectes.
Sauf qu’ici, la petite cabane veut les tuer.
Je reste admiratif devant les capacités du cinéma d’horreur à trouver continuellement de nouveaux lieux qu’il veut nous présenter comme terrifiants, y compris et surtout les plus improbables.
On reprend. Dans les années 1970, un massacre eut lieu dans l’arrière-cour d’une inoffensive maison. Les enfants furent tués par leur oncle un peu frappé du ciboulot. Un bon paquet d’années plus tard, la maison est reprise par une nouvelle famille qui vient refaire sa vie. Elle est composée de la mère célibataire, l’adolescent grande gueule et les deux plus jeunes, qui vont vite se révéler très attirés par cette petite cabane des horreurs.
Ce film d’horreur australien a les clous un peu rouillés. La dangerosité du lieu n’est guère palpable, habité ou pas par un démon. Ce dernier, au petit nom de Murzazeal, se matérialise par des lianes baladeuses et peut même prendre possession du matériel informatique. C’est probablement de sa faute si on peut voir sur l’Ibook de la maison une icône Internet Explorer.
Les enfants deviennent méchants, car possédés. Ils répondent même à leur mère ! Heureusement que l’adolescent typique est là. Il est tellement cool, vous savez. Il doit écouter du Avril Lavigne (je pique la blague à Nanarland, qui a chroniqué le film). Il arrivera presqu'à pécho dans la petite cabane…
Le film n’est pas déshonorant, il est correctement réalisé, pas trop mal joué, quelques effets spéciaux sont suffisamment bien réalisés. Les voyants du nanar ne sont pas au rouge. Mais c’est peut-être parce qu’il se prend trop au sérieux qu’il échoue à être convaincant. On peut même dire qu’on s’ennuie un peu beaucoup. On parle d’une cabane pour enfants, mince. Evil Dead se prend moins au sérieux avec une cabane dans les bois, s’il fallait les comparer sur les échelles des cabanes.
S’il n’est pas déjà fait, il faut que le cinéma nous offre un film, qui ne pourra être que terrifiant, lui, sur la cabane au fond du jardin...
(Si vous avez la référence, vous êtes foutus)