D'une nullité sans nom...
Une suite au film culte Cube ? Pourquoi pas ; il est vrai qu’après tout, ce long-métrage de Vincenzo Natali s’était conclu de façon honorable, mais sans donner de réponse aux nombreuses questions que soulevait son univers surréaliste.
Et, bien que les échos autour de ce second volet intitulé Cube² : Hypercube étaient peu réjouissants, je me suis atteler à son visionnage ; finalement, en bref, j’estime avoir perdu 1h30 de ma vie, voilà.
Plus explicitement, un certain Andrzej Sekula reprend là les bases précédemment posées, et nous sert un condensé d’éléments aussi navrants que ridicules ; et l’on est bien loin d’être en mesure de se satisfaire des révélations (si l’on peut parler de révélations) apportées par Cube², celles-ci succombant au caractère profondément inutile de ce dernier.
On reste donc dans le vague, tandis que l’on redécouvre le labyrinthe cubique, mis au goût du jour pour l’occasion (pourquoi ? allez savoir) ; mais le plus exaspérant ne concerne pas cet aspect purement visuel, oh que non… en effet, on assiste aux tribulations d’un groupe d’individus tous aussi mal interprétés qu’indigestes, alors que le Cube va nous faire un étalage de pièges grotesques.
Dans le Cube premier du nom, les pièces piégées avaient elle le mérite de proposer des traquenards sensés ; ici, on a droit à une série d’effets spéciaux grandiloquents (et laids), au service de pièges totalement insensés !
La nature même du Cube a donc été profondément bouleversé (et le terme parait faible), et l’on en vient à se demander ce qu’avaient fumé les scénaristes pour parvenir à un tel résultat.
Désespérant de bout en bout en somme, cet Hypercube s’est donc avéré être un divertissement des plus ratés ; ennuyeux et ridicule, celui-ci ne demande qu’à être boudé, et l’on s’en tiendra avec plaisir au Cube de Vincenzo Natali.