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le 28 mai 2014
SuivreCure
Cure est une œuvre opaque, au pessimisme ténébreux, foudroyante de beauté et de singularité, un triller faisant flirter une réalité sociale mutique avec un genre fantastique épuré et oppressant. Il...
C’était mon troisième Kiyoshi Kurosawa après Chime et Cloud.
Franchement, Cure, c’est efficace.
Que ce soit les musiques, l’ambiance, les lumières ou ses jeux sur les personnages et les bâtiments, bref, gg pour la mise en scène de Kiyoshi.
Je savais pas trop dans quoi je m’embarquais au début, je pensais voir un polar, un film d’enquête classique, mais je suis naïf. Avec Chime et Cloud, j’aurais dû me douter. Cure part d’un cadre policier très sobre, froid, pour glisser peu à peu vers, ce que je ressens comme, un certain malaise abstrait et hypnotique, qui tombe vers une sorte expérience d’horreur psychologique.
Tout ce travail pour créer cette atmosphère que j’ai adorée, tout est désorienté. Kurosawa arrive à faire peur sans jamais forcer.
Beaucoup aimé Mamiya, c’est la manière dont le "méchant" n’agit jamais vraiment, il ne tue pas, il ne manipule pas directement, il réveille simplement une part sombre enfouie chez les autres, là où la violence et la folie sont déjà présentes, prêtes à surgir.
Cure, c’est une plongée dans l’esprit humain, dans ce qu’il a de plus fragile et de plus inquiétant.
Créée
le 14 déc. 2025
Critique lue 3 fois
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