Cyrano a bien de la verve. Même dans la langue trans-manche il déploie son panache et tire son épée du jeu.
Les trois tirades, le nez, le balcon et non merci sont truculentes, charmantes et enflammées.
José Ferrer que je découvre ici donne une performance enivrante. Toute la Gascogne chante dans sa voix de stentor.
Roxane fait dans la belle ingénue. Le bellâtre est aussi bête que la bête bêle.
Un film-théâtre bien fait, des raccords sur ombres surprennent par leurs fraîcheurs (le passage scène de bataille et récit de la sus-dite). Quelques coupes mais l'intrigue est intacte.
/gâchage/ A la fin il meurt /gâchage/, dans une belle mise en scène avec chemins en croix et camera accrochée au ciel.
Alors bien sur on pourrait crier au scandale: traduire les vers de Rostand! Il n'en est rien. C'est agréable d'entendre chanter sa partition sur de nouveaux instruments. Evidemment il faut voir une VO et lire en préambule.
Je sais, c'est un peu court jeune homme.
vu par ce biais https://archive.org/details/Cyrano_DeBergerac