Un film qui parvient à faire revivre le cinéma d'horreur avec des requins en 2025 sans tomber dans le nanar le plus complet ? C'est possible avec cette petite surprise signée Sean Byrne qui m'avait déjà énormément surpris avec "The Loved Ones".
Alors ici, le réalisateur triche un peu car nous ne sommes pas à proprement parlé dans un film de requins tueurs, enfin pas complètement. Puisque le film l'allie habilement au film de psychopathe avec un peu de survival. On pourrait alors se dire qu'on est tombé dans le fond de la Ozploitation et Dieu sait que c'est un genre déjà bien sombre ! Mais pourtant, le film se trouve être un petit thriller qui parvient à happer son spectateur du début à la fin.
Alors on n'échappe pas aux gros clichés du genre, déjà de par le synopsis : une jeune femme se fait kidnapper par un psychopathe qui réalise des snuff movies avec des requins (je n'en dirai pas plus). Même si c'est une femme indépendante qui aime le surf, heureusement que le mec qu'elle a rencontré la veille se met sur ses traces. Voilà, on ne peut pas nier que c'est déjà-vu, les personnages sont des archétypes mais c'est pour mieux tromper son spectateur !
La force du film réside en effet dans sa manière de surprendre le spectateur en allant toujours vers ce à quoi il ne s'attend pas, en se servant de ces clichés pour mieux déstabiliser ses attentes. Ce qui nous donne alors un thriller assez prenant qui n'a d'ailleurs besoin que de très peu de scènes gores pour nous faire grincer des dents !
De plus, les acteurs sont excellents, mentions spéciales évidemment à Hassie Harrison qui crève l'écran et puis à Jai Courtney, sans oublier Josh Heuston qui ne sert pas à grand-chose hormis se rincer l’œil.
Bref, "Dangerous Animals" prend donc à contre-pied ce que les intello-cinéphiles appellent "l'elevated horror" en nous offrant un film dont le but n'est que de prendre aux tripes, ce dont il arrive à faire à merveille.