Un très bon scénario. Géraldine Martineau réalise un coup de maître avec "Dans la chambre", une œuvre à propos d'un sujet hélas encore d'actualité de nos jours. Les premières minutes du film placent le public du côté de Félix, accusé de viol : dès le départ, il prétend qu'il s'agit d'une plainte posée pour lui nuire par son ex-compagne. Très rapidement, on comprend qu'il n'est nullement la victime là-dedans.
Au fil du temps (le film se déroulant sur plusieurs mois), Lila, sa partenaire, saisit qu'elle aussi subit la violence sexuelle de son compagnon.
Hélas, le public devine déjà comment se terminera l'œuvre : la plainte de l'ex-compagne de Félix est classée sans suite, comme 86% des plaintes pour violences sexuelles. Seuls dix pourcents des plaintes pour viols ont mené à une condamnation en 2023.
"Dans la chambre" est un film bouleversant, utile, qui évoque des faits extrêmement graves et omniprésents dans notre société, au cours desquels, très souvent, les prédateurs tentent de se faire passer pour des victimes.
A la fin de l'œuvre, on se dit : "Encore un salaud épargné par la justice".
Je tiens également à souligner la performance des acteurs, qui est tout aussi magistrale que le scénario lui-même.