En instance de divorce, Nathalie attend le retour de ses enfants dont son mari Tim avait la garde. Sauf qu’à son retour, il revient grièvement blessé et ses enfants sont aux mains de ravisseurs…
Dard Divorce (2007) est clairement le genre de film qui n’a absolument rien d’autre à nous offrir que son étalage de scènes gores et dégueulasses. Pour le reste, c’est tellement catastrophique qu’il ne faut surtout pas en attendre autre chose qu’un déversoir de scènes sanglantes et grand-guignolesques.
La direction artistique est calamiteuse, pour ne pas dire, totalement absente (c’est extrêmement mal interprété), les acteurs jouent clairement comme des brêles, on jurerait avoir affaire à une version gore de The Room (2003), entre les intonations qui sonnent fausses, les dialogues ineptes (et épouvantables) et les innombrables stock-shots de San Francisco.
Olaf Ittenbach se contente d’aligner, comme il sait si bien le faire, des scènes gores toutes plus idiotes les unes que les autres et les amateurs du genre seront comblés
(dès la 30ème minute, le gamin de 10ans se retrouve transformé en bouillie à l'aide d'une tronçonneuse et à la 60ème minute, le film vire carrément au sadomaso hard-core avec un agresseur grimé en femme, avec des chaussures à talons, des bas résilles, une combinaison moule-burnes en vinyle et rouge à lèvres).
L’ennui, c’est qu’il ne suffit pas d’aligner les scènes trashs pour pleinement convaincre (enfin, tout dépend de ce que vous recherchez, mais pour ma part, j’ai beau aimer les films extrêmes et undergrounds, il faut quand même que les acteurs sachent jouer un minimum pour éviter que ça ne vire au ridicule). Sans oublier la mise en scène calamiteuse et bourrée de faux raccords
(Nathalie se fait massacrer la tronche au point de normalement, finir en lambeau et dans le coma, mais "balek", elle reste conscience et pire, elle s’en sort avec juste une vilaine cicatrice).
Malgré ça, on "appréciera" (et encore, c'est un bien grand mot) les différentes scènes trashs auxquelles on a droit
(mention spécial à celle du sécateur où la première victime va en faire les frais en se faisant massacrer la teube et l’oeil droit, avant de se retrouver le crâne finir en charpie).
Mais hélas, ce n’est pas ça qui sauvera le film du naufrage.
(critique rédigée en 2011, actualisé en 2025)
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