Disons le tout de suite, Dark Circles sent le réchauffé. Un couple s’installe en campagne pour élever leur bébé, considérant ce cadre bien plus adapté que celui de la ville. Manque de bol pour eux les phénomènes paranormaux s’enchainent et l’escalade de l’horreur grimpe au fur et à mesure que la bobine se déroule. Il faut dire que le réalisateur et scénariste s’improvise totalement avec ce métrage, celui-ci étant loin de ses précédentes créations, Beerfest ou la parodie de slasher Club Dread. Pourtant Soter, malgré sa ligne directrice et ses dialogues manquants d’imagination réussit à mettre en scène tout cela de façon assez surprenante, créant une véritable atmosphère, ce qui est évidemment ce qui sauve le film et le fait passer de statut de copié/collé à celui de futur DTV très recommandable.
Soter se débrouille même pour semer le doute; on ne sait pas trop si l’on a affaire à une histoire de fantôme ou que sais-je, et il faudra finalement attendre les dernières minutes pour avoir les réponses. Ces réponses viennent même ébranler le concept même des Paranormal Activity et cie, s’en sortant avec une pirouette logique assez renversante.
On saluera également son choix d’acteur, Johnathon Schaech est aussi effacé que son personnage de mari, alors que Pell James, qui incarne sa femme, est la quintessence de la représentation de femme forte, de mère, celle prête à ce battre jusqu’au bout pour protéger son enfant.
Les seuls gros points noirs sont la réutilisation de quelques instants de terreur repris de The Ring, The Woman ou encore l’excellent La chambre du fils de Álex de la Iglesia (la baby-cam plus particulièrement), heureusement cela s’oublie assez vite encore une fois grâce à l’atmosphère particulière qui se dégage du film.
En somme Soter signe un premier essai où il maîtrise suffisamment le climat anxiogène afin que son oeuvre ne tombe pas dans l’oubli. Un virement à 180 degrés pour celui qui s’était illustré jusqu’ici que dans l’humour con. On espère simplement que pour son prochain projet, s’il fusse d’épouvante, soit un peu plus original au niveau de sa trame et ses jump-scares. En tout cas il tient le bon bout.
SlashersHouse
6
Écrit par

Créée

le 17 juil. 2013

Critique lue 585 fois

Dark Circles

Dark Circles

4

Glaucome_Porte-

le 25 oct. 2014

Suivre

Ca tourne ! Ca tourne ! Sortez-moi de lààààààààààààààààà !

Dark Circles - Paul SOTER - US (2012) Un couple s’installe en campagne pour élever leur bébé, considérant ce cadre bien plus adapté que celui de la ville... Un film qui sent le réchauffé, imprégné de...

Dark Circles

Dark Circles

5

Jérôme_Richenauer

le 1 nov. 2017

Suivre

Critique de Dark Circles par Jérôme Richenauer

Je penses que ça va être difficile de faire plus classique. Un jeune couple venant d'avoir un bébé décide de s'installer dans une vieille maison à la campagne. Mais entre les travaux qu'ils...

Dark Circles

Dark Circles

2

easy2fly

le 11 juin 2013

Suivre

Et sinon, vous connaissez un bon film d'horreur ?

Après une intro des plus flippante et sanglante; malgré le sosie malsain américain de Béatrice Dalle; je pensais avoir mis la main sur un film qui me stressera pour la nuit, mais non.... Un couple...

God Bless America

God Bless America

9

SlashersHouse

le 9 avr. 2012

Suivre

This is the best day ever !

Qui aurait pu dire que Bobcat Goldthwait, auteur de World's Greatest Dead, laisserait tomber la critique fine pour la pochade délurée et immorale ? Un coup de sang après avoir zappé, tout comme son...

Tucker & Dale fightent le mal

Tucker & Dale fightent le mal

8

SlashersHouse

le 8 juin 2011

Suivre

White Trash Beautiful.

Véritable coup de grisou sur la toile, Tucker et Dale ont fait parler d'eux plus que n'importe quel direct-to-dvd, et ont largement accumulé les récompenses lors de différents festivals (AMPIA,...

Ted

Ted

3

SlashersHouse

le 31 août 2012

Suivre
Dernière modification

le 31 août 2012

Ted l'ours lourdingue.

Seth MacFarlane, père de la séries Les Griffin, nous livre ici son premier long-métrage qu’il réalise, écrit et produit. Les Griffin connait autant de fans que de détracteurs, la raison étant souvent...