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Kosovo 2004, au sein d'une enclave serbe "protégée" par les forces de l'OTAN et d'où les familles partent les unes après les autres. Dans celle qui est montrée par Dušan Milić dans Mrak (Darkling), il reste le grand-père, la mère et une fillette de 11 ans, barricadés dans leur maison isolée à l'orée d'une forêt, et apeurés par les bruits venant de l'extérieur. A travers les yeux de la plus jeune du trio, le récit se déploie comme dans un film d'épouvante, avec des dangers non identifiés et un ennemi toujours invisible. L'atmosphère angoissante est parfaitement rendue dans une mise en scène brillante qui adopte toute une palette de nuances contrastées. Entre le drame psychologique, à tendance paranoïaque, et l'horreur véritable, il est difficile de se déterminer tant le film semble tergiverser, traversé de part en part par une poésie et un onirisme funèbres mais aussi par un sentimentalisme un peu trop prégnant. Le dernier quart d'heure est éprouvant, peut-être un peu excessif au vu du ton employé jusqu'alors. Darkling n'en reste pas moins un long-métrage excitant, assez différent de tous ceux qui ont pris pour sujet la guerre en ex-Yougoslavie. Il a été choisi pour représenter la Serbie à l'Oscar du meilleur film international.
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Créée
le 2 déc. 2022
Modifiée
le 2 déc. 2022
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