On avait commencé à étudier le film en cours de littérature (le rapport avec William Blake). Et on avait regardé la première partie du film, quand Johnny Depp est dans le train. Autant dire une flaque, comparé au lac Érié qu'est ce film.

J'ai été happé par les procédés filmiques. Rien que le noir et blanc rajoute une sacrée profondeur. Et la guitare en delay de Neil Young. Rien que ça, ça donne une profondeur au film, il hypnotise littéralement. Là où certains auraient cherché à mettre beaucoup de dialogue pour compenser le noir et blanc, Jim Jarmusch fait le contraire, en renforçant la simplicité (apparente) du film. Car tout est soigné. De l'apparence de Bill Blake à l'attention porté aux détails (la rose en papier toujours à la boutonnière) en passant par les décors.

Ce qui donne son côté hypnotique au film, c'est aussi l'absence de chronologie. Une semaine ? Un an ? On n'en sait rien. Tout ce qu'on sait, c'est que le temps passe. Vers la fin, on voit de la neige. Alors oui, le temps passe. Cette impression est renforcée par un Johnny Depp, toujours rasé de près, bien propre sur lui.
lcs_hbr
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le 5 déc. 2013

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Lucas Hueber

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