De la nouvelle phase Marvel (Les Gardiens de la Galaxie, Ant-Man), Deadpool est le film le plus insolent et le plus délirant, à l'image de son rôle titre. Il y a dans cette arrogance un ton qui semble très proche de la liberté et la fulgurance du Comics (Deadpool peut-être, mais le Comics en général surtout), ce qui est très rare dans les adaptations cinéma.
Le film est une comédie pure basée en trois point :
Le premier, un sens de la dérision inédit qui casse complétement le 4ème mur (l'auto-référence de Ryan Reynolds, Quel Professeur Xavier...), et ce du générique de début à la scène post-générique finale.
Mais aussi de l'humour grivois, osé, parfois très cocasse, mais souvent lourd.
Enfin, de l'humour de référence. Et là c'est de très loin ce qui se fait de plus malin, subtil et...drôle depuis très longtemps dans le MCU. Le cauchemar de Liam Neeson, Sinead...m'ont valu de francs rires !
Dans sa campagne de promotion, Deadpool a surfé sur le (faux) aspect comédie-romantique. Il y a une place très importante à la romance. Elle est peut-être trop conséquente, quoiqu'on comprend le béguin fou pour Morena Baccarin.
Un anti-héros, une quête, un amour, un gros méchant cool, une ado relou, des destructions en masse... Tout en le tournant en dérision, et bien qu'étant un estampillé Fox, le film se forme totalement sur la base du Hero-Movie tel que les Studios Marvel nous y ont habitué. En même temps c'était annoncé dès le générique...