Je ne m'attendais pas à ce que Marvel sache à être aussi subversif, surtout sous la houlette de Walt Disney, dans son univers. Bien sûr le personnage de Deadpool est parfait pour ça ; il se trouve qu'en brisant le 4e mur plus d'une fois ils arrivent ici à se distancer du personnage et ainsi lui donner encore plus de largeur pour des commentaires ouvertement sexuels, violents et anti-héroïque.
Encore une fois un bon Marvel ne fait pas un bon film. Si effectivement on apprécie grandement le personnage, reste qu'il n'y a que lui pour tenir le film. Même si par moment ils savent tranchent avec les codes narratifs habituels, reste que le scénar est énormément léger.
Deadpool aime une fille. Il va mourir. Il se fait avoir par le méchant. Il cherche à se venger et retrouver son physique précédent. Le méchant capture la fille.
Le reste vous saurez le deviner par vous même.
Ce qui sauve ainsi le film est donc sa subversion, un montage intéressant pour la première partie du film et un personnage très fort. Ses punch lines, voire l'intégralité de ses lignes de dialogue sont poilantes ou des références geek. Pour une fois on a aussi le droit à une petite amie tout aussi intéressante et un ami proche du même tonneau.
Je me demande quand Marvel saura faire un film dont l'histoire et le scénar sauront le porter aux nues, au delà du simple personnage. Deadpool tient sa promesse, il se détache du lot, mais est encore servi par un propos bien trop standard à mon goût.