Deadpool de Tim Miller avec Ryan Reynolds était très attendu. Parfois victime d'un classicisme lassant (The Avengers), rarement agréablement surprenant comme avec Ant man, le film de super héros me donne parfois l'impression de ne pas beaucoup se renouveler.
Avec Deadpool, le genre est passé au vitriol, le héros est politiquement incorrect, ultraviolent et cynique.
L'histoire est simple: Wade Wilson, un mercenaire ex forces spéciales se voit diagnostiquer un cancer généralisé alors qu'il vient de rencontrer l'amour de sa vie en la personne de Vanessa Carlysle. Cédant à une proposition d'une organisation et à l'aide d'un traitement miraculeux non sans complications, Wade Wilson devient Deadpool, homme machine quasiment invulnérable aussi bavard et spirituel qu'impitoyable. Comme le déclare l'intéressé, "je suis super... mais je ne suis pas un héros..."
Le film est très bien réalisé, la réalisation nerveuse, les dialogues à réserver à un public averti. On peut saluer un casting 4 étoiles avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin et Ed Skrein ainsi que Brianna Hildebrand. Le film fait mouche dans l'ultraviolence et l'irrévérence, ça fait du bien à un genre qui s'encroûtait doucement.
Même la bande originale qui fait la part belle au morceau de Wham, Careless whisper est délicieusement décalée, compte tenu du rythme, de la violence et des combats du film.
Ne ratez pas le générique de fin!
Ma note: 7/10