Deapool n'est pas mauvais, loin de là. En tout cas pour un Blockbuster, et vous savez à quel point je tiens à juger un produit (artistique et/ou de divertissement) pour ce qu'il prétend être, et pas autre chose.
Cependant, Deadpool prétend être un film de Super-héros "différent", plus "mature" et plus "trash". Et c'est là qu'on se rend compte que pour les gros studios américains, ces trois termes sont en fait identiques, à tord bien sur.
Parce que plus trash, ok, Deadpool l'est, et encore, c'est pas très difficile vu la concurrence... Mais plus mature, je suis vraiment pas sur, et différent, alors là, franchement, faut pas pousser mémé dans les orties en vendant la peau de l'ours avec le cul de la crémière.
Mais avant de revenir à ce point, passons rapidement sur la critique purement "technique". Le film est très bien réalisé, la photo fait le taf, sans être exceptionnelle, les acteurs sont bons, sans être exceptionnels, bref, je vais pas faire mon habituelle liste de tout ce qui fait un film, en ajoutant "sans être exceptionnel" à la fin, je pense que vous avez compris l'idée.
La seule chose que Deadpool a vraiment pour lui, c'est son côté "bris de 4e mur" constant, et là effectivement il faut reconnaitre qu'il y a quelque chose d'assez, si ce n'est novateur, disons au moins... fraicheur, euh, frais.
Certains ont d'ailleurs pu trouver que c'était un peu trop, mais franchement, personnellement, cela ne m'a absolument pas dérangé, tant cela aide au comique de l'ensemble. Et heureusement. Parce que sinon, niveau scénar, ça casse pas trois pattes à un canard, mais en même temps c'est pas ce qu'on lui demandait non plus, de casser les pattes des canards, euh... bref...
Non, le vrai seul problème avec ce film, selon moi, c'est de prétendre à un côté "mature" et "Rated-R" tous deux quasi absents. Parce que je suis désolé, mais remettez vous ne serait-ce qu'un Tarentino, un Alien ou un Terminator, et revenez ensuite me dire que ce film n'a pas une conception du "non auto-censuré" quelque peu... tendancieuse...
Pour tout gore, on a droit à quelques bouts de gelée qui se détachent d'une tête en guise de "giclée de cerveau", et ne me lancez surtout pas sur l'hypothétique présence de cul dans ce film, sinon je vais m'énerver...
Quand à parler de "maturité", dans un sens originel que les américains semblent avoir totalement oubliés, à savoir d'aborder des sujets matures, et pas juste jouer avec du faux sang et des boobs, là le film est franchement aux abonnés absents.
Parce que ce genre de thèmes de "anti-héro" défiguré et bad-ass, bah c'est pas suffisant pour parler de "sujet mature". Ah oui, ils lui ont collé une pute comme copine, et ils lui font
butter le méchant à la fin
et ça suffirait pour parler de maturité ? Bah personnellement je ne suis point d'accord.
Après, je dis pas que vouloir à tout prix aborder des sujets matures, surtout dans un film de superhéros ce soit une si bonne idée que ça en soit, mais dans ce cas ne venez pas le gueuler sur tous les toits, merci.
Bref, malgré tout plein de bonnes surprises, je m'attendais presque à mieux... Donc 8 seulement.
Et pour ceux qui comprendraient pas comment je peux écrire "seulement" après un 8/10, je vous invite à relire mes nombreuses critiques où j'explique que 7 pour moi c'est comme 5 dans la vraie vie des gens. Parce que "moyen" ça se dit aussi "médiocre", mais ça c'est mon côté élitiste lol.