Le plan com a marché du tonnerre : "Le film qui renouvelle le genre...méga violence et top humour...Hollywood et Marvel en sont tout retournés...".
Poussé par tous les ados qui ne jurent que par ce film, je pars plutôt confiant dans ma salle de ciné pour une ultime séance de rattrapage lors du Printemps du cinéma. Générique décalé et techniquement bluffant, première scène dantesque où ça roule, dérape, explose, virevolte, tire, tranche et envoie se répandre sur les panneaux routiers. Génial. Je vais passer 2 heures de pur bonheur et patatras : une balle mal placée et notre héros va nous déféquer un flash back des plus ratés car douloureusement long. Et oui quand on sait d'où on part (le point A : un gars tombe amoureux d'une fille) et quand on sait où on va ( le point B : il s'est fait cramer par le méchant et abandonne sa belle mais veut la retrouver) et que le chemin emprunté pour relier les deux est la ligne droite et convenue tracée par tous les films de la licence "super héros"; et bien on s'ennuie ferme !!! Et ce n'est pas les variations des dialogues autour des points G et KK qui risquent de sauver la mise. La plus grande vulgarité du film est de faire croire qu'il est hors système alors qu'il est en plein dedans. La démarche de Star Wars 7 est finalement plus seine car au moins le film ne pète pas plus haut que son étoile de la mort.
Et le final ??? De quoi réveiller et faire passer le mauvais goût ? C'est gigantesque et pourtant désespérément plat.
J'ai l'habitude de dire que c'est ceux qui aiment qui ont raison et c'est donc valable aussi pour ce film mais n'élevons pas de statue à des films finalement peu novateurs ou subversifs. Je renverrai donc vers le générique de Watchmen et les excellents Kickass (le 1) et Machete (1 et 2) et vous verrez que Deadpool n'a pas inventé le string à découper le beurre.