Lorsque l'on veut comparer les sportifs(ves) pour déterminer lequel ou laquelle se distingue le plus il y a le coefficient "grâce", vous savez ce phénomène difficilement expliquable mais qui pourtant saute aux yeux et procure frissons (jusqu'aux larmes parfois) pour peu que l'on y soit sensible (et que l'on sache et veuille voir). Pas l'état de grâce qui prend fin aussi subrepticement qu'il est momentanément apparu, non je pense à la grâce permanente inscrite en celui où celle qui la possède et qui a su la révéler. Kobe Bryant avait ça, cette chose que même l'immense majorité des meilleur(e)s n'ont pas, quelque chose qui relève de la pureté ou de la fluidité dans le geste, dans le mouvement, dans le déplacement (...) ajoutant une inestimable signature à des capacités hors normes. Cette marque lui survivra. Et sans doute que l'enfant de six ans, qui dans ce très touchant court-métrage d'animation découvrait sa passion et dans laquelle il mettrait trente années durant une envie si démesurée, ne pouvait alors avoir conscience de l'empreinte qu'il laisserait.
Et il ne pouvait non plus imaginer il y a un an que cet adieu émouvant à son sport serait empli de la tristesse de sa disparition.