Après une séquence d'ouverture particulièrement sanglante,
Il faut attendre la dernière demi-heure pour que la hache reprenne du service. Nous assistons pendant une heure à une comédie sarcastique, un brin théâtrale autour d'un héritage caché avec la magnifique Agnes Moorehead qui délaisse Endora (Ma sorcière bien aimée) pour Delilah, riche héritière ne se déplaçant qu'en fauteuil roulant et qui a pour dame de compagnie l' ancienne tueuse à la hache.
Et puis ça part sur des chapeaux de roue dans la dernière demi-heure et on saute de son siège.
Dear Dead Delilah (1972) devient un jeu de massacre grand-guignolesque, impossible à résumer tellement ça devient délirant, hallucinant et cauchemardesque. Une musique sérielle et psychédélique, un esprit hara-kiri et BDSM, ivresse et flash d'héroïne, fantasme et bizarrerie, un trip sans retour, jusqu'à l'overdose.
Abracadabra, c'est sur Drive In Movie Channel et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois la hache déterrée, ça hache menu.