Ça commence comme un (mauvais)"Zéro de conduite"-le film de Jean Vigo- avec collégiens dissipés dans un pensionnat strict. Et puis le sujet d'Yves Mirande dévie de façon inattendue vers le vaudeville militaire, non sans évoquer la similitude des règles de discipline entre collège et caserne, quand le trop gentil surveillant et brave homme Paufilat s'en va rejoindre son corps d'infanterie pour une période de reserve.
L'acteur injustement oublié Bach joue les candides facilement dépassés dans une comédie populaire bricolée sans beaucoup de rigueur, enrichie de quelques refrains ,"quand t'es pas gai, c'est que t'es triste, quand t'es triste c'est que t'es pas gai", qui accompagnent un comique troupier bas de gamme, avec plaisanteries classiques dans la chambrée, soldats qui font le mur et officiers bornés.
Le sujet repose sur peu de choses: un quiproquo rudimentaire qui dure plus que de raison et qui fait de Paufilat un héros et un homme à marier; accessoirement, pour amuser la galerie, le caporal Paufilat est le chef de son supérieur mesquin du collège. Ça ne vole pas haut mais l'esprit de la comédie est sympathique.