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C’est une réalisation de Bogdan George Apetri. Le roumain envisage Dédales comme faisant partie d’une trilogie se déroulant entièrement dans son village du nord de la Roumanie. Le premier étant Unidentified.
La Roumanie est un pays européen, mais dont finalement, nous connaissons peut. À l’image de Bad Luck Banging or Loony Porn, ce drame va explorer la société de cette ancienne république soviétique. Les sujets abordés vont être nombreux mais explorés de façon beaucoup trop rapide.
Dédales regorge de thématique pourtant pertinente. On va nous parler du rapport avec la religion, la vision de la femme dans cette société qui n'est pas encore passée à l'occidental ainsi que les violences envers elles. La première partie va en être le condensé. Malheureusement, ils ne sont vraiment pas assez poussés. À chaque fois qu'on en aborde un, cela dure une poignée de minutes puis on passe à autre chose comme si de rien n'était. De plus, le rythme est tout ce qu'il y a de plus long. Ce n'est pas tout de choisir des bons thèmes encore, faut-il les exploiter convenablement. Le choix de Bogdan George Apetri de favoriser des scènes longues n’est pas des plus appropriés.
La seconde partie va en être tout un symbole. Elle va commencer par une séquence charnière traumatisante. Au lieu de continuer sur cette voie en explorant les douleurs de la femme ou les vices de l'agresseur, Dédale va prendre un autre chemin. Il va se plonger dans l'exploration de l'histoire “amoureuse” de cette femme. On va dériver sur celle de son amant qui n'est pas plus intéressante. Le scénario nuit à la bonne exploitation des points les plus pertinents.
Ioana Bugarin est vraiment très bien dans ce rôle. Elle est pleine de mystère. Son agresseur va être glaçant. Sous ses airs innocents, Cezar Antal joue à merveille le symbole du prédateur. Finalement, il n'y a qu'Emanuel Parvu qui est mauvais dans la peau de l’inspecteur. Il en fait beaucoup trop.