Je vais être sincère, si j'ai commencé à regarder ce film c'est parce que je me suis dit "pourquoi pas" puis j'ai fini par être hapé, du moins en partie.
Le scénario était plutôt bon, malgré quelques petits points qui sont, en mon sens, soit illogiques, soit bâclés.
Suivre la descente aux enfers d'ados en manque de sommeil, ça change un peu des autres films mais attention : leur essai clinique, basé sur le fait de rester éveiller, donne envie mais il ne fallait pas oublier LA chose la plus importe : on traite d'un sujet réel donc les risques et les effets secondaires se doivent d'être tout aussi réel. Attention aux spoil :
Un mort ne revient pas à la vie aussi facilement et encore moins tout frais comme un gardon. Deux arrêts cardiaques, les deux reviennent au taquet (et avec le manque de sommeil accumulé, ça m'a fait d'autant plus rire). Le manque de sommeil, comme expliqué dans le film, peut provoquer des hallucinations auditives et visuelles... où sont-elles ? Non parce que je veux bien admettre qu'une fois que leurs yeux sont fermés, ils en sont plus sensible mais quand même. Pour rappel, les hallucinations arrivent au bout du 4ème jour et pourtant, aucunes paranoïas, aucunes réelles hallucinations. Ils auraient dû perdre pied depuis bien longtemps, devenir vraiment violent et irritable (beaucoup plus que pour le bruit d'une guitare). Puis parlons du niveau 3 dans l'hôpital : ils en sont, normalement, à un point où bouger demande un effort tellement surhumain qu'ils tomberaient directement, pourtant ils ne font que tanguer ? Assez de force pour se battre ? Ils reprennent "pleinement conscience et clarté d'esprit" face au docteure ?? Dernier point : on ne se remet par de 4j de manque de sommeil sans conséquences temporaires ni dormir plusieurs jours.
Ayant conscience, dans mon spoil, que la plupart justifie le besoin scénaristique, il n'empêche que ça casse ce côté réaliste et immersif que j'attendais. Heureusement, les trous scénaristiques sont un peu dissimulés par le jeu d'acteur de Kay Lertsittichai et Panisara Rikulsurakan. Les autres sont... présent on va dire. Surement par manque d'expériences et non par manque de talent mais bon, ils étaient plats et sans aucunes émotions notables.