Un joli petit film, 1ere œuvre pour Nolwenn Lemesle . Beaucoup de charme dans la description de ce groupe d’ados, un peu glandeur, un peu paumé.
Le leader du groupe est le personnage féminin, Erell, un peu garçon manqué, Adèle Exarchopoulos dans son premier rôle au cinéma , 1 an avant le cultissime «la vie d’ Adèle » , et l’on découvre tout le talent qui se révèlera définitivement sous la direction de Abdellatif Kechiche , qui en fera ensuite une des actrices les plus "bankables » du moment .
Un regard farouche, un « faux" naturel qui imprime la pellicule , une désinvolture et un charme certain, une peu sauvage , tout d’une grande actrice. Le petits jeunes font un peu les 4OO coups, gentiment. Mais surtout Erell est un peu le souffre-douleur de sa famille , sans raison évidente, très bonne Zabou Breitman , en mère acariâtre victime d’une maladie grave, et qui préférait sa sœur , et Tchéky Karyo , le paternel, dans un rôle orignal , éloigné de son profil inhabituel , en mari un peu passif.