"Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est à dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de pauvres. (Alphonse Allais)"
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Ils sont deux à arpenter le sud du désert marocain...
En costard-chemine cravate comme agents recouvreurs pour une société de crédit..
Avec cette pauvreté ambiante, tous les moyens sont bons pour extorquer le peu que les emprunteurs ont encore... Mais les recouvreurs sont menacés de licenciement : ils ne rapportent pas assez... L'un d'eux, bonne pomme, ne sait d'ailleurs pas dire non tandis que l'autre arracherait une dent en or au propriétaire de la prothèse...
Avec tout ce qu'ils traversent, on se demande comment ils font pour que leurs habits semblent
sortir du pressing ! On dirait un peu les Dupont et Dupond de Tintin !
C'est le dernier et sixième long métrage depuis 1999 de Faouzi Bensaïdi (1967/----) qui crée aussi un scénario aussi vide que le désert, et monte lui-même son film... Lors d'une étape, ils rencontrent un malheureux qui a perdu sa femme ou son fils : il ne sait pas trop... Il escorte un homme ligoté, et recherché contre récompense...
En chemin, le fugitif va leur piquer la voiture...
C'es long, c'est lent, c'est en VO, et les plans sont interminables...
Ne manque que la chaleur de là-bas...
Mais heureusement, Bensaïdi a des lettres : il a dû goûter à notre "La Fontaine" au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris puisque dans son récit, il y aura une morale...
Un film au goût étrange comme venu d'ailleurs...
Je n'ai pas vraiment aimé ce récit bien trop long, à l'humour étrange, au ton qui varie d'une séquence à l'autre, mais pourtant je n'ai pas détesté non plus...
Un cinéma différent mais dont l'audience semble avoir été restreinte...
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Arte le 08.10.2025-