9
43 critiques
Liberté chérie
En adaptant librement le roman « La désobéissance », le réalisateur chilien Sebastián Lelio, nous offre dans son troisième film, le traitement des thèmes qui lui sont chers. Fortes,...
le 18 juin 2018
C’est l’éternelle histoire de cette femme ou de cet homme qui revient parmi les siens après des années d’absence, cette femme ou cet homme qui est parti(e), qui a fui, qui a été banni(e), et laissant, au-delà de son souvenir, les restes épars d’une présence, d’une rancœur ou d’un lourd secret (familial, sentimental ou les deux). Si en plus cette éternelle histoire se déroule dans le milieu juif ultra-orthodoxe dont la description des codes et des impératifs théologiques est devenue, au fil des années, presque un genre à part entière (voir Félix et Meira récemment, ou même The cakemaker), et si en plus cette éternelle histoire charrie avec elle celle d’un amour interdit (ici entre deux femmes), alors ça commence à faire beaucoup, à faire rabâché.
En soi rien de blâmable (tout se répète, tout se recycle, tout se réinvente), mais alors il faut pouvoir proposer quelque chose d’un peu nouveau, quelque chose qui se démarque. Sebastián Lelio et sa co-scénariste Rebecca Lenkiewicz, en adaptant le roman de Naomi Alderman, s’en tiennent eux à une œuvre qui manque d’ambition et de profondeur (tout reste balisé, voire très consensuel), rehaussée à peine d’une mise en scène tout en douceur, par la musique singulière de Matthew Herbert et les interprétations magnifiques de Rachel Weisz et Rachel McAdams (Alessandro Nivola s’en sort lui aussi très bien dans un rôle qui, dans ce style d’intrigue, est trop souvent laissé de côté, réduit à un cliché).
Le film repose évidemment et en entier sur la relation amoureuse se (re)nouant, vingt ans après, entre Ronit l’exilée et Esti l’obéissante, mais aborde en parallèle d’autres thèmes tels que le deuil, le devoir religieux et surtout les questionnements autour d’une liberté individuelle pensée ici en rituels, érigée en lois et en communauté. Pour Esti, cette liberté sera ce retour tant attendu (et provoqué) de Ronit à travers lequel elle construira sa propre émancipation. Émancipation que Lelio filme avec bonne volonté mais sans passion, Désobéissance se résumant in fine à un film aussi convenu qu’il est appréciable.
Créée
le 15 juin 2018
Critique lue 647 fois
9
43 critiques
En adaptant librement le roman « La désobéissance », le réalisateur chilien Sebastián Lelio, nous offre dans son troisième film, le traitement des thèmes qui lui sont chers. Fortes,...
le 18 juin 2018
7
26 critiques
S’il ne fait aucun doute que l’interprétation des deux actrices principales de Désobéissance était des plus magistrale, Rachel McAdams étant pour moi ici au sommet de son art, et n’ayant d’ailleurs...
le 15 juin 2018
5
64 critiques
Encore un film qui souffre de sa bande-annonce. J'essaie de ne pas regarder les bandes-annonces, ce n'est pas toujours facile. Problème ici : le sujet annoncé arrive au bout d'une heure de film...
le 3 juil. 2018
8
1216 critiques
Au clair de lune, les garçons noirs paraissent bleu, et dans les nuits orange aussi, quand ils marchent ou quand ils s’embrassent. C’est de là que vient, de là que bat le cœur de Moonlight, dans le...
le 18 janv. 2017
4
1216 critiques
Un jour c’est promis, j’arrêterai de me faire avoir par ces films ultra attendus qui vous promettent du rêve pour finalement vous ramener plus bas que terre. Il ne s’agit pas ici de nier ou de...
le 19 oct. 2013
5
1216 critiques
En fait, tu croyais Matt Damon perdu sur une planète inconnue au milieu d’un trou noir (Interstellar) avec Sandra Bullock qui hyperventile et lui chante des berceuses, la conne. Mais non, t’as tout...
le 11 oct. 2015
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème