Oh la la, c'est complètement barré du bulbe ce truc... je ne m'attendais pas à ce que ce soit poussé autant à l’extrême oO

Le pitch est dingue : une mère de famille qui a une araignée au plafond flingue son mari avec l'aide de son infirmière. Pour échapper à la police, les deux femmes se réfugient à Mortville, une ville hors du monde qui fait l'apologie du trash way of life, peuplée de criminels en planque, et dirigée par Queen Carlotta, une despote édentée qui ne se déplace jamais sans son cortège village people prêt à la satisfaire.


A partir de là, c'est open bar dans le n'importe quoi. Le script est accessoire, tout n'est que prétexte à hurler et donner dans le cradingue. J'ai personnellement fini la séance complètement épuisé par l'hystérie ambiante, à aucun moment elle ne se calme, du coup au bout de 90 minutes ça devient compliqué.

Le genre de film qui ne se voit qu'une fois, que l'on apprécie moyennement, mais qui file quand même le sourire, parce que c'est aussi ce genre de trip, en dehors de toute règle, qui crache au visage de la bienséance, qui fait qu'on aime le cinoche.

Et puis, mine de rien, il y a un taff assez conséquent qui a été abattu pour donner une certaine consistance à Mortville. Les maisons en carton-pâte, les salons dégueulasses où l'on fait cuire du rat, c'est quelque chose. En revanche, faut virer le/la costumière -_-"


Ce troisième opus de la trilogie du trash réalisée par John Waters , dont je n'ai pas vu les deux premiers films Pink Flamingos (1972) et Female Trouble (1974) —pour être honnête j'ai lancé celui-là sur un coup de tête sans trop me rencarder —, a su me cueillir mine de rien.

Alors, je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai apprécié, parce que c'est ultra spécial et too much pour moi (je n'ai plus 18 piges), et je ne sais pas encore si j'ai envie de voir les deux autres versants de la trilogie, mais je suis plutôt content d'avoir fait le voyage, d'où la note médiane, qui ne veut pas dire grand chose sinon que c'est carrément impossible à noter :D

oso
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le 19 juil. 2022

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