La bûche volante, cette créature mythique du cinéma d’horreur
Alors déjà, petit rappel pour les incultes : Destination Finale, c’est ce moment où la Faucheuse dit “tiens, j’vais faire un speedrun de génocide stylé”. Et ce deuxième épisode, c’est pas une suite, c’est une récidive. Ça commence direct avec un accident autoroutier d’une violence à faire passer Mad Max pour un spot de prévention routière de la MAIF. Des rondins de bois volants, du sang, du feu, de la ferraille… bref, si t’as un stage de conduite prévu la semaine prochaine, annule tout, frérot, tu vas pas assumer.
Le scénario ? Plus simple que le QI d’un influenceur en chirurgie capillaire
Kimberly a une vision, elle bloque l’autoroute, et bim, les gens qui auraient dû crever ne crèvent pas. Mais la Mort, elle en a rien à foutre, elle a un agenda, un tableur Excel et du temps libre. Du coup, elle revient pour finir le ménage, façon contrôle fiscal un 31 décembre à 23h59. Et là, on enchaîne les morts les plus absurdes, jouissives et inventives de tout le cinéma d’horreur.
C’est comme si les Looney Tunes avaient sniffé de l’ammoniaque et avaient décidé de buter des gens à la chaîne. Friteuse, ascenseur, barbelés, airbags… la vraie star du film, c’est le mobilier urbain.
Les persos ? Des steaks à l’abattoir, mais au moins ils sont sympas
Alors non, c’est pas du Shakespeare. Les persos sont là pour une seule chose : crever dans l’ordre du scénario. Mais bizarrement, tu t’attaches. Parce qu’ils ont tous cette tronche de “j’ai rien demandé”, un peu comme les Français moyens devant leurs feuilles d’impôts. Mention spéciale à Kimberly, qui a un flair digne d’un Labrador croisé médium, et à Clear Rivers, la meuf du premier film qui revient parce qu’elle sait lire entre les lignes de la mort comme Neo dans Matrix.
Et ouais, le film fait le lien avec le premier, histoire de pas passer pour un remake déguisé. Bon point.
La mise en scène ? Du spectacle façon kermesse sanglante
David R. Ellis, le réal, c’est un peu le tonton qui filme les mariages… sauf qu’à chaque lancer de bouquet, y’a une décapitation. Il te met en place des indices à la Sherlock Holmes, sauf que la conclusion c’est “ça va péter, bouge ton cul”. Faux suspens, plans traîtres, objets qui brillent trop… tout est là pour que tu pisses dans ton caleçon en tentant de deviner d’où ça va venir.
Et quand ça vient, ça fait pas semblant. Effets spéciaux pratiques et numériques bien crados mais efficaces. T’as l’impression d’être dans un Mortal Kombat IRL, sauf que là, y’a pas de “Finish Him”, juste une tondeuse à gazon qui fait un vol plané.
La BO ? L’ambiance musicale d’un enterrement sous acide
La bande-son fait le taf : elle te fout dans l’ambiance, elle te chuchote à l’oreille “tu vas pas kiffer ce qui va arriver, mais tu vas quand même rester assis”. Elle joue sur les silences, les sons anodins qui deviennent flippants, et les petits thèmes funèbres qui te rappellent que tout ça, c’est une partie d’échecs avec un mec qui a piqué les pièces dans Warhammer 40K.
Conclusion : Ce film te fait craindre les portes automatiques et les rouleaux de PQ
Destination Finale 2, c’est comme une soirée chez des anarcho-libertaires : tu sais que ça va mal finir, mais tu restes pour voir comment. Ça innove pas dans la structure, mais ça capitalise sur le concept en l’exploitant avec un sadisme réjouissant. Le scénar est con comme un stagiaire de TikTok, mais c’est rythmé, c’est malin, et ça te rend parano comme un mec qui vient de lire un article sur les vaccins 5G.
Un bon gros plaisir coupable à regarder avec des potes, un pack de bières et un extincteur à portée de main. Parce qu’on sait jamais.
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