Le tout commence dans une photographie (pourtant signée Oleg Mutu, dir' phot' de l'Au-delà des montagnes de Mungiu) assez grisâtre qui, au lieu de séduire l'oeil, donne un ton un peu éteint.
Et c'est lorsqu'on finit par saisir, progressivement, à quel point le parcours de ce procureur intègre bute, petit à petit, contre la paresse de la bureaucratie stalinienne, voyant l'étau se resserrer autour de lui, qu'on comprend combien le film se veut comme une fessée de l'ukranien Loznitsa à la corruption multiséculaire de la Russie (tsariste, soviétique ou poutiniste).
N.B. : pour l'acteur principal, Aleksandr Kuznetsov, quel tarin !