Devil’s Pass avait de quoi intriguer : un mystère réel, une ambiance polaire, et le format found footage pour renforcer l’immersion. Sur le papier, tout y était. En pratique, c’est une déception.
Le film peine à capitaliser sur son sujet fascinant. L’atmosphère fonctionne un temps, mais l’ensemble s’effondre sous le poids d’un scénario mal ficelé. Les rebondissements, au lieu de surprendre, tombent comme un cheveu sur la soupe. Le mélange de faits historiques et de science-fiction manque cruellement de finesse, donnant l’impression d’un patchwork maladroit.
Les personnages, creux et interchangeables, ne suscitent ni attachement ni inquiétude. Résultat : même quand les choses dérapent, on reste froid, à l’image du décor.
Ma note de 5/10 reflète cette frustration : un film qui se prend au sérieux sans avoir les moyens de ses ambitions. Plus artificiel qu’angoissant, Devil’s Pass laisse derrière lui un vide… glacial.