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le 3 sept. 2019
SuivreLes montagnes et la mer
L'amour fusionnel entre une fille des montagnes et un fils de la mer. Une union brisée par la guerre. Splendide film de Kurahara sous la forme d'un mélodrame qui a simplement le tort de s'étirer de...
Après un type méprisable, la confirmation que Kurahara est un cinéaste qui mériterait rapidement une réhabilitation.
C'est un magnifique mélodrame à la beauté plastique salissante qui doit autant à une photo NB sublime et à la composition des plans souvent inventifs qui exploitent parfaitement le scope.
Mais le film n'est pas qu'esthétique, c'est surtout une très belle histoire d'amour entre un pécheur que la guerre appelle et sa femme qui se morfond au pays. Ce qui étonne, c'est avant tout le talent du cinéaste à exploiter les rôles secondaires en une poignée de secondes pour créer une multitude de scènes à la fois simples et fortes (le passage du train sur le pont surplombant la village ou le facteur que les gens méprisent pour les lettres qu'ils apportent).
Cette force est de plus portée par une Ruriko Asaoka une nouvelle magnifique (le film fut conçu comme un pur véhicule). Elle sert un très beau portrait de femme qui aime son mari au delà de tout.
C'est d'ailleurs un peu le souci du scénario qui en rajoute un peu trop dans le pathos sur la fin avec un dénouement (prévisible) qui tarde à venir en se perdant dans quelques étapes inutiles.
Malgré ce défaut, c'est un œuvre splendide peut être moins étonnante et déroutante qu'un type méprisable mais qui ne peut laisser indifférent.
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Créée
le 24 févr. 2017
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le 3 sept. 2019
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