Préparez-vous à ressortir votre MP3, vos caméscopes familiaux et votre patafix… Didi de Sean Wang vous invite à replonger dans l’espace temps aussi technologique que chaotique de l’année 2008.
Les êtres humains sont condamnés à subir une constante mélancolie. La nostalgie des amis d’enfance, des musiques rocks de l’époque, des Skyblogs, des premiers amours,… Avec Didi, Sean Wang plonge dans ses propres souvenirs, au cœur des excentriques années 2000, pour délivrer un coming of age rafraîchissant et sincèrement drôle.
Adulte à tout prix
Alors que l’été 2008 nous paraît déjà à des années lumières, Sean Wang allume sa caméra et nous invite à découvrir sa capsule temporelle. À quoi ressembliez-vous cette année là ? Chris, lui, est un garçon tout à fait banal. En pleine transformation adolescente, il s’apprête à quitter le collège pour rejoindre les rangs du lycée. D’emblée, le film se positionne aux côtés de Ladybird et Supergrave, sous les traits d’un coming of age plus jeune, sensible et authentique.
Maniant à la perfection l’équilibre entre franche comédie et les drames du quotidien, Didi nous bouleverse par l’ordinaire de ses quêtes et conflits. 2008 marque l’effervescence de la technologie, avec tous les enjeux comiques comme tragiques que cela implique. En pleine crise existentielle, Chris plonge à cœur perdu dans son blog Myspace, sa chaîne YouTube, les tutos aussi utiles que ridicules,… Par l’utilisation du found footage, le réalisateur nous place au plus proche des farces de cette bande de garçons en quête de visibilité. Le film tire sa force par la précision du réalisateur sur la reconstitution d’une époque où tout est possible et accessible, dont les détails sont ici un réel biais d’identification.
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