Le générique de début défile avec pleins de jolis derrières bien rebondis, mais aussi beaucoup de noms à consonnance italienne et mexicaine qui laissent présager le film de commande à 3 balles d'un cartel de drogue. Ca sent déjà bien fort le pâté.
Puis, l'histoire commence très mal et surtout très très mollement pour un film vendu comme "d'action" : bavardages et inepties lourdement explicatives qui n'apportent rien sauf un capital "connerie" encore plus important aux 2 frangins branquignols de service (1mn pour déterminer qui portera le sac !). Un film de 80 mn où il ne s'est rien passé au bout de 15, c'est forcément suspect et les pires craintes finissent par se concrétiser.
En effet, quelques gros plans sur des patibulaires plus tard, un deal apparemment facile commence à dégénérer en simple provocation, puis l'inévitable surenchère verbale et enfin le massacre le plus mou et mal filmé du cinéma vu depuis longtemps.
Ca continue sous des éclairages à la Dario Argento et une musak inspirée d'un Giorgio Moroder fatigué. Les deux frères barjots se poursuivent, mais c'est trop pour le petit cœur du réalisateur qui calme vite nos ardeurs avec un flash-back familial du meilleur effet pour casser le rythme. Trois sbires pas doués s'invitent dans la danse, mais se font défoncer comme les gros cons qu'ils sont.
On se retrouve alors dans un garage qu'on ne quittera plus. Et c'est finalement dans ce décor minable qu'auront lieu les meilleurs moments du film avec deux bastons bien brutales qui font regretter ce qu'il aurait pu être avec juste un peu de savoir faire, d'ambition et de pognon mais surtout beaucoup moins de bla-bla inutile.
Patrick Muldoon est décédé à 57 ans juste avant la sortie du machin. Je ne l'ai jamais trouvé vraiment charismatique, mais RIP quand même. Kevin Interdonato aussi réalisateur, a vraiment la gueule de l'emploi et semble savoir se servir de ses poings. Enfin, Denise Richards est toujours bien potable mais leurs prestations ne suffisent pas à rendre le film palpitant ou même simplement intéressant.
Encore une occasion ratée dans les grandes largeurs de renouveler le genre du thriller urbain nerveux.