Disaster est un petit film policier qui met en scène deux frangins sympathiques, et la fille de l'un qui est mise en danger (alors, à Papounet et Tonton d'aller la sauver du méchant). L'histoire est très simple, facile à suivre, le méchant est très caricatural ("Regarde le beau bateau de croisière que je t'offre, chérie... Eh non ! En fait je le fais exploser, car je suis un gros psychopathe, et la prochaine étape c'est de faire sauter toute la ville !... Chérie ? Chér... Elle est partie ? Ça alors."), les héros aussi d'ailleurs (le flic qui a une addiction à la boisson, son frangin qui essaie de lui faire arrêter pour qu'il s'occupe mieux de sa gamine... Enfin, s'ils la retrouvent), les explosions et les effets numériques de feux sont risibles, mais pas autant que les incrustations de décors derrière les personnages, le véritable point noir de ce film qui paraît de suite bien moins qualitatif. Surtout que l'on se coltine ces vilaines incrustations (les détourages, la taille des personnages par rapport au décor... Rien ne va, rien) jusque dans le final, qui enchaîne quand même une suite de décors en carton-pâte qui n'ont aucun rapport entre eux (on dirait qu'on leur a prêté ceux d'autres tournages), la fameuse scène des fils électriques à couper pour que la bombe n'explose pas (mais pour une fois que c'est le fil
blanc
qu'il faut couper, ça change), et exactement la même scène de conclusion que l'épisode des Simpson dans lequel Bart lutte contre Tahiti Bob sur les parois d'un barrage hydro-électrique. On a les réf' qu'on mérite, mais il faut avouer que toute la fin est identique, et que vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à l'autre, pour peu que vous l'ayez vue. Bref, quelques éléments de ce Disaster fonctionnent (le bazar général dans le casino qui est plutôt amusant, la scène des voitures cassées est assez impressionnantes - tout le budget y est passé, non ? C'est pour ça que le reste est moche ? -, le binôme de frangins est attachant, la gamine aussi, l'histoire simple est agréable à suivre comme un téléfilm de l'après-midi), et d'autres piquent les yeux (les incrustations, c'est infernal). Dans l'ensemble, ça se laisse regarder du coin de l’œil.