Disco, Le deuxième long-métrage de la norvégienne Jorunn Myklebust Syversen, par ailleurs plasticienne reconnue, traite d'un sujet dans l'air du temps : l'embrigadement dans des communautés religieuses que l'on pourra sans trop s'avancer traiter de sectes. L'originalité du film tient cependant à la personnalité de son héroïne, championne du monde de disco, et néanmoins portée sur le spirituel, dans un équilibre personnel quelque peu bancal. Disco, c'est en gros 30% de spectacles à paillettes et 70% de prêche que le film nous assène sans nécessairement donner de point de vue, sans doute sous-jacent, mais quand même ! Le personnage principal danse et chante avec Jésus et pour le reste assiste à des harangues moralistes qui feraient passer le catéchisme pour des sketches d'humoristes. Cet abus de palabres assommantes n'incite pas à la clémence pour un film très répétitif où l'on a tôt fait de se désintéresser des états d'âme un brin opaques de sa danseuse irrésolue.