la mise en scène sert très bien le propos : TOUT se passe sous temps gris ou de nuit, pas de musique, des plans serrés uniquement au sein d'un format lui-même très serré (je ne connais pas assez la technique pour reconnaître le format en question, mais c'est quasiment un genre de carré), une caméra qui isole très souvent la protagoniste et qui floute les autres, notamment le chef, Stéphane. tout ça est très bien pensé
puis en terme de scénario, sans être dans l'originalité, on évite les gros écueils, en osant la nuance/la complexité. Ainsi on voit que le Stéphane subit-lui même des pressions et souffre, les travailleurs s'exploitent entre eux et ne luttent pas totalement contre le système qui les opprime, et ce jusqu'au bout du film. Il y a aussi ce parallèle psychologique intéressant et subtil sur le don de soi de la protagoniste dans sa précédente relation amoureuse et qui l'a mise dans la merde, et le don de soi dans ce travail. Ce sont notamment les dialogues avec sa mère, très justes, qui viennent éclairer ça
Puis c'est bien que cette protagoniste ne nous soit pas rendu trop attachante, qu'elle ne soit pas trop naïve, c'est un vrai personnage pas une fonction qui ne serait là que pour servir un propos ou que pour faire prendre part le spectateur