« Je pisse sur ceux qui interdisent la musique et la liberté »
Djam nous enchante dès la scène d’ouverture avec une actrice principale toute en sensualité dont on ressent immédiatement le besoin de liberté. Sous ses airs de Marine Vacht dont la même douceur ressort des traits, la jeune comédienne s’approprie aussi bien la caméra que les routes qu’elle rencontre sur son chemin vers la Turquie. L’exil n’a jamais été aussi dansant que dans Djam où le Rébétiko (musique traditionnelle grecque et turque) joue l’un des premiers rôles. Tony Gatlif réalise alors un road-movie ensorcelant au rythme de la voix de Daphne Patakia et des paysages helléniques et orientaux qui donnent tout à fait envie de prendre la route. La luminosité qui ressort des plans est la même que la boule d’énergie qui sillonne les villages en chorégraphies et en chansons. Tout est accordé avec subtilité, l’osmose entre le personnage et la route qu’elle prend est totale. (Lire la suite)