Du cinéma Bis pur et dur pour un western crépusculaire violent et captivant.

Avec Django (1966), on est clairement dans les prémices de ce qui deviendra le « western spaghetti ». Sergio Corbucci y réalise un brillant western, âpre et sans concession, à travers lequel on découvre un personnage qui sort des sentiers battus.


On y fait la rencontre d’un vagabond solitaire (jusqu’ici, rien de bien original). Django est un officier nordiste qui traverse le désert et ne passe guère inaperçu puisque ce dernier traîne derrière lui un cercueil (sans que personne ne connaissance ce qu’il renferme). En arrivant dans une petite ville à la frontière mexicaine, il va se retrouver confronter entre deux bandes rivales (d’un côté, un américain raciste et de l’autre, un mexicain révolutionnaire).


Sergio Corbucci détone d’entrée de jeu, en réalisant un western à la violence sidérale (le film fut d’ailleurs l’un des tout premier western à être interdit aux moins de 18ans dans certains pays). Une ambiance macabre et noire, excessive et baroque, sublimée par la présence d’un magnifique Franco Nero aux yeux bleus azur qui capte notre regard.


Avec près de 10 films à son actif, c’est pourtant avec celui-là que Franco Nero se fera connaître du grand public, dans ce rôle de cowboy solitaire,


dégainant en une fraction de seconde une mitraillette qu’il cachait dans son cercueil.


Le film alterne habilement le fantastique & l’humour, avec une pointe de politique et une bonne dose de cruauté. Du cinéma Bis pur et dur pour un western crépusculaire violent et captivant.


A noter que suite au succès du film, de nombreuses fausses suites (ou imitations) virent le jour, mais il n’y a qu’une seule & véritable suite, il s’agit de Django 2 : Le grand retour (1987), toujours interprété par Franco Nero.


http://bit.ly/CinephileNostalGeekhttp://twitter.com/B_Renger


« Oh mon dieu !
C’est le Major Jackson qui est en train de se défouler.
Il fait du tir aux pigeons avec les mexicains, le salaud.
Oh les pauvres gars, ils vont tous mourir. »


Mes autres répliques

Créée

le 12 juin 2020

Critique lue 106 fois

RENGER

Écrit par

Critique lue 106 fois

2

D'autres avis sur Django

Django

Django

8

drélium

606 critiques

Dark Eastwood

Ah la vache, ça reste du bon Bis mais ça fait mal quand même... J'ai pourtant redécouvert avec une nostalgie émue Django traîner son cercueil dans la boue de la bourgade morte mais à mesure que ça...

le 31 janv. 2012

Django

Django

5

Gothic

324 critiques

Django Renard contre Jamie Foxx

Lacune vieille de plusieurs décennies, je m’étais juré de voir ce "Django" version Corbucci, après m’être délecté de l’essai Tarantinesque quasi-éponyme. Si Nero arrive à incarner ce personnage...

le 30 déc. 2013

Django

Django

4

Torpenn

1062 critiques

De la petite bière...

Adulé ici comme ailleurs à un niveau parfaitement incompréhensible, Django se révèle en tout cas parfaitement caractéristique du western spaghetti, les films de Leone s'apparentant de plus en plus...

le 31 janv. 2012

Du même critique

Mad God

Mad God

8

RENGER

4795 critiques

30ans de tournage devant lesquels on hallucine bouche-bée devant le résultat.

Second long métrage pour le magicien des effets-spéciaux, après avoir apposé sa patte et sa légende sur bon nombre de films culte ou qui ont marqués toute une génération (La guerre des étoiles -...

le 22 juin 2022

Monty Python - Sacré Graal !

Monty Python - Sacré Graal !

2

RENGER

4795 critiques

Armez vous de patience, c'est ce que vous avez de mieux à faire.

Premier long-métrage pour l'équipe des Monty Python où ils réalisent avec Monty Python, sacré Graal (1975) une comédie lourde, exaspérante et extrêmement vide. Certains gags sont beaucoup trop...

le 5 mai 2011

Le Robot sauvage

Le Robot sauvage

4

RENGER

4795 critiques

Il ne suffit pas d’avoir un bel enrobage pour pleinement convaincre...

Suite à un typhon, le robot d’assistance Roz (alias ROZZUM 7134), fait naufrage sur une île inhabitée. Dans un environnement hostile et qu’il ne comprend pas, il va devoir s’adapter pour...

le 14 oct. 2024