C’est en croisant les trajectoires d’une dizaine de personnages qu’Ulrich Seidl observe sans fard leur médiocrité respective. L’environnement, celui d’une banlieue résidentielle huppée de Vienne, n’avait pourtant rien d’infamant. Mais entre deux séances de bronzage aux abords des piscines privatives, ce sont les incivilités, les querelles de voisinage, les libertinages propices à de mauvaises rencontres qui animent une faune urbaine où la mécanique rutilante du machisme n’a jamais semblé être aussi bien à sa place. Lire la critique complète.