Tout a été déjà dit ou écrit sur ce film, je ne vais donc pas y passer la nuit. DogMan est-il une mise en abime de la vie de Luc Besson et la réponse est incontestablement oui. Besson est une bête traquée depuis ses débuts dans le milieu du cinéma en 1983, les critiques lui reprochant d'une part son style clipesque ainsi que la trop grande simplicité de ses histoires et d'autre part un certain public ne le traitant que de méchant prédateur sexuel abusant sans scrupule toutes les actrices frappant à sa porte. Et bien non, Besson n'est pas qu'un réalisateur de clips superficiel, ses œuvres s'avèrent souvent touchantes, audacieuses et pleines de panache et non, Luc Besson n'est pas un prédateur sexuel mais juste un homme qui a longtemps manqué de confiance en lui et qui a plongé tête baissé sur toutes les propositions que les femmes lui ont faites pour le compenser. Alors DogMan est-il une catastrophe cinématographique ? Et bien désolé de vous décevoir mais ce film est tout à fait regardable même s'il singe sans vergogne le Joker de Todd Phillips, la mise en scène étant soignée, le scénario efficace à défaut d'être inspiré, la musique d'Éric Serra au diapason de l'anti-héros et les acteurs concernés par leurs personnages (En particulier Caleb Landry Jones qui donne tout ce qu'il a). Je n'irais pas jusqu'à dire que ce long métrage est du grand Luc Besson mais on sent la volonté de bien faire malgré certaines maladresses et des idées de cinéma intéressantes à certains moments, c'est plus que suffisant pour ma part.