Qu'il est facile et hype de dézinguer Luc Besson depuis quelques années... Les mêmes qui le font épargnent sans doute plus Woody Allen ou d'autres grands noms du cinéma traînant des casseroles avec plus ou moins de véracité. Difficile, pour ma part, de séparer l'homme de l'artiste. Il s'avère que Luc Besson n'est sans doute pas (ou plus) le pervers narcissique ou l'homme violent ou que sais-je encore maintes fois dépeint. Ses films, notamment les plus récents, parlent pour lui avec une sincérité et une certaine candeur assez surprenantes pour un metteur en scène de son âge. Mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi dans son œuvre inégale et inégalable ? Besson raconte des histoires assez simples en général, au plus près de l'humain et de ses sentiments. C'est le cas dans la romance passée inaperçue June & John, sorti en 2025, où les deux personnages sont si attachants (ou agaçants, selon l'appréciation) que l'on ne peut qu'être indulgent quant à l'auteur Luc Besson, et donc l'homme.
Dogman est du même tonneau et va plus loin dans le drame où la sensibilité ne tombe jamais dans la sensiblerie (c'est justement une question de sensibilité, d'ailleurs) et les écueils de nombreuses productions/réalisations Besson. On peut donc considérer aisément que c'est là l'un de ses meilleurs films.