C'est une belle année pour le cinéma roumain, fêté à Cannes par la sélection de 3 films avec celui du débutant Bogdan Mirica, Dogs, qui côtoyait ceux de Mungiu et Puiu. Un premier long-métrage qui ne manque pas de mordant, évidemment, vu son titre, notamment dans ses scènes d'exposition où l'on découvre les grands espaces de la Roumanie rurale et une histoire qui s'annonce comme un véritable western. On déchante cependant au fil des minutes de Dogs qui est surtout l'occasion pour le metteur en scène de faire le malin avec l'introduction d'une violence sourde et une lenteur étudiée qui créent certes une forme d'angoisse mais dont la gratuité semble évidente dans une posture qui rappelle celle du cinéaste mexicain Escalante. Une relative déception après un début assez prometteur.